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Information sur la qualité de l’eau distribuée en vue de la consommation humaine

Le rapport relatif à la qualité de l’eau indique que l’eau destinée à la consommation humaine distribuée par la métropole du Grand Nancy au cours de l’année 2017 s’est révélée au travers du contrôle sanitaire programmé par l’agence régional de santé conforme aux exigences de qualité physico-chimique fixées par le Code de la santé publique. 
 
  • satisfaisant à la référence de qualité pour le fer, soit 0 µg/l en sortie d’usine et 12,12 µg/l en sortie d’unité de distribution pour un seuil fixé à 200 µg/l et pour le manganèse (qui se caractérise par un goût métallique, coloration rouge ou noire de l’eau, taches sur le linge et les équipements sanitaires), soit 0 µg/l en sortie d’usine pour un seuil fixé à 50 µg/l,
  • conforme à la limite de la qualité pour le fluor, soit 0,07 mg/l mesuré pour un seuil fixé à 1,5 mg/l à ne pas dépasser. Les apports de fluor à dose modérée ont des effets bénéfiques pour la santé (renforcement de la dureté de l’émail des dents et de la solidité du squelette) mais des doses trop élevées peuvent entraîner des effets indésirables (coloration brunâtre des dents),
  • conforme à la limite de la qualité pour les nitrates, soit 5,01 mg/l pour un seuil fixé à 50 mg/l (recommandation de l’organisation Mondiale de la Santé). Les nitrates sont naturellement présents dans l’environnement et indispensables à la croissance des végétaux. Néanmoins, les apports excessifs liés aux activités humaines (rejets urbains et industriels et pollution diffuse agricole due aux engrais minéraux ou organiques) sont à l’origine de la contamination des nappes d’eau,
  • conforme à la limite de la qualité pour les pesticides. Les pesticides, utilisés en agriculture mais aussi pour la conservation du bois  et le désherbage des voies de communication, comportent plusieurs grandes familles (insecticides, fongicides, herbicides…) La limite de qualité est fixée à 0,1 µg/l pour chaque molécule et 0,5 µg/l pour la somme des concentrations de toutes les molécules retrouvées. Malgré l’arrêt de son utilisation, l’atrazine (0 µg/l détecté) et ses deux produits de dégradation, l’atrazine déséthyl (0 µg/l détecté) et l’atrazine déséthyl déisopropyl (0,01 µg/l détecté), sont les pesticides les plus fréquemment retrouvés dans les eaux en France,
  • au regard de la dureté, l’agressivité, du pH et de la conductivité. La dureté de l’eau ou titre hydrotimétrique (TH) correspond à la teneur en calcium et magnésium. Elle s’exprime en degré français (°f), soit 13,24 °f correspondant à une eau douce. 5 classes sont définies comme suit :
TH < 8°f Eau très douce
8°f≤TH < 15°f Eau douce
15°f≤TH < 30°f Eau moyennement dure
30°f≤TH < 40°f Eau dure
TH≥ 40°f < Eau très dure
 
Les eaux douces peuvent avoir un effet indirect sur la santé favorisant la corrosion des métaux tels que le fer, le cuivre, le plomb, le cadmium ; ces deux derniers présentant les principaux risques pour la santé des consommateurs (saturnisme, lésions rénales…). Une eau dure présente essentiellement des désagréments domestiques (entartrage des équipements sanitaires, et électroménagers. La réglementation ne fixe pas de valeur à respecter pour la dureté mais les eaux distribuées doivent être à l’équilibre calco-carbonique ou légèrement incrustantes, ni agressives et ni corrosives. Par ailleurs, le pH, paramètre représentatif de l’acidité doit être obligatoirement compris entre 6,5 et 9, soit 7,96 constaté. Les eaux agressives caractérisées par une faible minéralisation, notamment une pauvreté en calcium, sont en général acides. Elles dissolvent le carbonate de calcium mis en leur présence qui protège les canalisations vis-vis de la corrosion (intérêt sanitaire indirect). L’agressivité d’une eau peut être estimée par son Delta pH, soit un ∆ pH calculé à 0,141. 5 classes sont définies comme suit :
- d’excellente qualité microbiologique (absence de germe pathogènes d’origine intestinale dits « témoins de contamination fécale »), soit 0 unité formant colonie (UFC) dans 100 ml d’eau.
 
∆ pH < -0,3 : Eau incrustante
-0,3 ≤ ∆ pH < -0,2 ∆ pH < -0,3 : Eau légèrement incrustante
-0,2 ≤ ∆ pH ≤ -0,2 ∆ pH : Eau à l’équilibre calco-carbonique
0,2 < ∆ pH ≤ 0,3 : Eau légèrement agressive
∆ pH > 0,3 : Eau agressive
La conductivité peut également être prise en compte pour caractériser le risque de corrosion et doit être comprise entre 200 et 1 100 µS/cm à 25°C, soit 363,06 µS/cm à 25°C constaté.
- d’excellente qualité microbiologique (absence de germe pathogènes d’origine intestinale dits « témoins de contamination fécale »), soit 0 unité formant colonie (UFC) dans 100 ml d’eau.